Montdidier

ThèmePatrimoine et culture
DépartMONTDIDIER (80)
Description

Montdidier est située dans la région du Santerre, à mi-chemin entre Amiens (au nord-ouest) et Compiègne  (au sud-est), sur la D 935. De même, la ville est juste entre Rosières-en-Santerre et Saint-Just-en-Chaussée.

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Église du Saint-Sépulcre

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La première église de ce nom fut édifiée au début du XIIe siècle, au retour de la première croisade. Détruite pendant la guerre de Cent Ans, elle fut reconstruite à l'intérieur du rempart élevé par Philippe-Auguste mais son exiguïté entraînera la construction, à l'emplacement actuel, d'une troisième église du Saint-Sépulcre qui sera consacrée en 1519.

À découvrir : les boiseries du chœur qui sont classées, le tableau des litanies de la Vierge qui serait un vestige de la première église, un superbe Christ de pitié, les vitraux du maître verrier Jacques Gruber, les tapisseries de Bruxelles représentant l'histoire de Moïse et des Hébreux..


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Église Saint-Pierre

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En 1946, il est fait mention de l'église Saint-Pierre dans une charte de Thierri, évêque d'Amiens, mais son origine remonterait à une époque bien antérieure.

L'église actuelle date de la fin du XIVe siècle mais, du fait des guerres et de la ruine de Montdidier au XVe siècle, sa construction durera 200 ans. Le portail, conçu par Chappion, maître maçon de la cathédrale de Beauvais, est remarquable.
Provenant de la première église, les fonts baptismaux (XIe siècle), de style romano- byzantin, en marbre noir de Tournai, sont particulièrement beaux et curieux. Les reliques des saints Lugle et Luglien, patrons de la ville, sont conservées dans une chasse en bronze plaquée d'argent datant de 1839.
À voir absolument, dans le chœur, un superbe Christ roman du XIIe siècle.


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Hôtel de ville

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Au cœur de la ville, le huitième hôtel de ville de Montdidier, inauguré en 1931, construit selon les plans des architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse, repose sur une structure qui descend jusqu'à 18 m de profondeur. Le beffroi, qui abrite les jacquemarts, s'élève à 48 m de hauteur.
Dans le hall, éclairé par un superbe lustre en fer forgé de plus d'une tonne, l'escalier qui mène directement au deuxième étage est orné d'une belle rampe également en fer forgé. La décoration est due au peintre Maurice Pico. Sur le mortier ocre jaune des murs et du plafond, il a peint un motif en arabesques ton sur ton qui sert de fond à des compositions qui traitent du symbole de la ville, du thème de l'eau autour de Montdidier, du caractère rural de la région et d'une allégorie de la famille. Les sculptures des façades, utilisant la technique du béton projeté encore frais, et la Marianne trônant sur la cheminée imposante de la salle du conseil et des mariages sont de Raymond Couvègnes, grand prix de Rome 1932.
Jean Duquesne, le jaquemart en bois, sculpté en 1875, qui avait sa place dans le beffroi de l'hôtel de ville détruit en 1918, a pris sa retraite et attend maintenant les visiteurs à l'entrée de la salle du conseil !


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Salle du Roy

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À l'époque carolingienne existait à cet emplacement un donjon destiné à protéger la population des invasions normandes.
Au Xe siècle, Hilduin Ier, comte de Montdidier, habite cette forteresse. Sa femme, la comtesse Heldwide, fait construire à côté (à l'emplacement de l'actuelle école du Prieuré) l'église Notre-Dame destinée à abriter les reliques des saints Lugle et Luglien, évangélisateurs de la Picardie, qui deviendront les saints patrons de Montdidier. Les moines de Saint-Augustin puis, en 1134, les bénédictins se succèdent dans ce prieuré. En 1185, Montdidier, par le traité d'Amiens, est rattachée à la couronne de France.
Philippe-Auguste fait du château des comtes sa résidence royale et restaure les fortifications. Ce rempart de 2 500 m est équipé de dix grosses tours ; on peut le franchir par cinq portes.
En 1195, la ville reçoit du roi la charte communale: l'autorité du maïeur succède à celle des seigneurs.
Au XVIe siècle, les gens de robe s'approprient le bâtiment pour en faire le siège des corps judiciaires. Au nom de Salle du Roy est adjointe le nom d'Auditoire royal.
Puis, en 1800, la salle d'audience devient celle du parquet du Procureur de la République. Le bâtiment prend alors l'appellation de Palais de Justice.
Après les dévastations dues à la Première Guerre mondiale, cet édifice sera reconstruit vers 1930 dans le style néo-gothique. Le plan intérieur gardera toutefois les mêmes caractéristiques. Seules la base et la tour Philippe-Auguste attenante à l'angle sud-ouest ont été conservées.
En 1965 (le tribunal ayant été transféré en 1961 place de la République), ce bâtiment devient Centre des impôts.


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La promenade du Prieuré

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Vers 850 avant J.-C. se trouvait vraisemblablement à cet endroit un oppidum, réoccupé par les Romains au moment de la conquête de la Gaule. Au Moyen Âge, à l’extrémité de cette plate-forme, qui servait de jardin aux moines du prieuré voisin, fut construite la tour à Blocailles destinée à défendre la ville du côté Nord.
Aujourd’hui, lieu de promenade favori de nombreux Montdidériens à la recherche d’air pur, la promenade du Prieuré, coiffée de ses six rangées de marronniers, longe l’école primaire du même nom, domine la falaise au-dessus du faubourg Saint-Martin et fait suite à la Salle du Roy.
De cet emplacement la vue plonge sur la vallée des Trois-Doms couverte de jardins et embrasse un large panorama sur des crêtes situées à une dizaine de kilomètres. Une table d’orientation, don du Touring Club de France et du Syndicat d’Initiative, y est installée depuis 1932.


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