Les routes de dijon
Oubliez la rumeur des villes et laissez-vous bercer, le temps d'une mini-croisière, par la quiétude de la vingeanne et de la saône. elles vous emmèneront à leur rythme de saint-maurice-sur-vingeanne jusqu'à seurre.
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Du pays des trois rivières vers la vingeanne
Selongey : le village renferme des vestiges préhistoriques et de l'époque romaine, en particulier, la villa gallo-romaine des Tuillières dont le mobilier exhumé est actuellement au musée archéologique de Dijon. Sur le territoire de Selongey s'élèvent deux chapelles, dédiées l'une à Sainte Gertrude et l'autre à Sainte Anne. Visite de l'usine Seb : fabrication de la célèbre cocotte-minute.
Grottes de Bèze : un somptueux amphithéâtre rocheux et une promenade en barque sur la rivière souterraine à la lueur de magiques illuminations.
Château de Fontaine-Française : classé parmi les plus beaux châteaux de la région, il incarne la perfection classique des grandes demeures françaises du Siècle des Lumières. Du vaste parc architecturé de tilleuls taillés en portiques au corps de logis de style Louis XV avec mobilier et décoration d'époque, il offre une remarquable unité de style. Dans les salons d'apparat, la salle des gardes et les appartements flotte le souvenir de ses belles châtelaines, Honorine de Grimaldi, princesse de Monaco et Madame Saint Julien qui tenait un salon littéraire brillant fréquenté par Voltaire et Madame de Staël.
Château de Rosières : entouré de bâtiments d'exploitation agricole, il se présente comme un imposant donjon du XVème siècle fortifié couronné d'une ceinture de mâchicoulis à consoles constituant un chemin de ronde au sommet de l'édifice très bien conservé. On y voit les armoiries des marquis de Saint-Seine, une bel escalier à vis et un pavillon du XVIIème décoré de fresques.
Château d'Arcelot : de style Louis XV, il est le château néoclassique édifié dans la région, toujours habité par les descendants du parlementaire Philibert Verchère qui le fit construire. Le salon conserve un magnifique décor de stucs polychromes exécuté en 1765. Très beau parc paysager à l'anglaise (début XIXème siècle) réalisé par JM Morel. Parcours des essences remarquables, des oiseaux et animaux présents. Fabrique chinoise (1800).
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La vallée de la saône
Faïencerie de Longchamp : production de vaisselle (faïence et vitroporcelaine), premier choix, deuxième choix et déclassé. Articles cadeau. Barbotines : nouvelle collection et reproductions. Magasin d'usine.
Bateau-promenade-restauration le Maltess : bateau-promenade avec salle panoramique climatisée, vitrine d'exposition et pont supérieur. Croisière d'une heure ou une heure et demi, croisière repas de trois heures avec passage de l'écluse de Poncey ou croisière à la carte de cinq heures.
Ville de Saint-Jean-de-Losne : a la croisée de la Saône, du canal de Bourgogne et du canal du Rhône au Rhin, la plus petite ville de France (trente-six hectares de terre et vingt hectares d'eau) est le grand rendez-vous des mariniers, notamment lors de la fête du Pardon des Mariniers en juin.
Abbaye de Cîteaux : si l'abbaye fondée par Robert de Molesme en 1098, berceau de l'ordre cistercien, a subi de nombreuses transformations au cours des siècles, elle n'en est pas moins restée la maison-mère de l'ordre, toujours habitée par des moines cisterciens. On peut y visiter, à l'intérieur de la clôture, de beaux vestiges du XVème siècle : cloître des copistes et bibliothèque récemment restaurés ainsi que l'église' agrandie et transformée. Des expositions sur les enluminures du XIIème siècle, sur l'art de la reliure, sur la journée du moine ponctuent la viste. Un audiovisuel présente la vie monastique aujourd'hui, à Cîteaux. L'Abbaye de Cîteaux est aussi célèbre pour son fromage, le trappiste communément appelé fromage de Cîteaux. Ce fromage de lait de vache à pâte pressée, fruité, au goût de pâturage s'achète directement au magasin de l'abbaye où les moines cisterciens perpétuent la tradition fromagère de cette région en vendant à des tarifs très avantageux un fromage d'une saveur unique.
Ville d'Auxonne : ancienne place forte bourguignonne sur la rive comtoise de la Saône, elle a gardé de son passé de ville-frontière, d'importantes fortifications, un arsenal construit par Vauban et un château édifié sous Louis XI lequel conserve le souvenir du séjour de Napoléon Bonaparte, cadet à l'Ecole d'Artillerie d'Auxonne de 1788 à 1791.
Maison des ancêtres de Bossuet : dans l'ancienne maison familiale de Bossuet en briques rouges datant du début du XVIème siècle, exposition sur les fouilles locales (préhistoire, époques gallo-romaines et médiévales) et sur l'industrie qui fit la renommée de Seurre (tuyauterie en grès et prothèse). Un important secteur est réservé à la batellerie fluviale.
Hôtel-Dieu de Seurre : fondé en 1688 et agrandi aux XVIIème et XIXème siècles, c'est un des plus beaux de Bourgogne, toujours utilisé comme maison de retraite et hôpital. On peut y voir la grande salle des malades avec ses lits mi-clos du XVIIIème siècle, la chapelle Saint-Louis, l'apothicairerie avec ses pots en faïence et ses boiseries.
Maison de la Pêche : créée à l'initiative de la société de pêche, cette exposition hallieutique permanente présente les différentes techniques de pêche, l'évolution du matériel, des têtes de poissons naturalisés et des aquariums abritant les différentes espèces de poissons vivant en Saône.
Maison Paysanne 1900 à Cléry : dans une ferme bâtie sur deux départements, la Côte-d'Or et le Jura, création d'un intérieur 1900 : reconstitution d'une maison paysanne, grande salle avec les différents corps de métier de cet époque : paysan, ménuisier, forgeron, sabotier, boulanger, coiffeur, couturière, chapelière, repasseuse; pharmacie, école, salle dédiée à la vie religieuse, salle sur le thème des animaux de la forêt (sanglier, chevreuil, marcassin, martre, fouine, renard, canard dans un décor de bois), fromagerie avec écrémeuse et barattes. Exposition de divers outils agricoles anciens atour de la ferme. Sous le hangar : batteuse, corbillard, métiers du vin. Visite de l'élevage avicole et d'une mini-ferme avec des animaux nains (cochons, chèvres, ânes, lapins, poules). Bassin avec poissons.
Village de Pontailler-sur-Saône : située au confluent de la Saône, du canal de la Marne à la Saône, de l'Albane, la Bèze, la Vingeanne et l'Ognon, Pontailler-sur-Saône offre de beaux points de vue sur ces rivières et constitue un lieu propice à la pêche et aux activités nautiques. Eglise Saint-Maurice du XVIIIème siècle et statue de la Vierge Notre-Dame du Mont Ardoux avec vue panoramique sur la plaine de la Saône et les monts du Jura.
Arboretum de Tart-le-Haut : cent-cinquante essences d'arbres et arbustes différents dotés de plaques explicatives.
Arboretum de la Tuilerie à Soirans : l'arboretum de Soirans regroupe quelque cent-quarante espèces sur un kilomètre et demi, avec cent-soixante arbres et trois-cent-cinquante arbustes de variétés différentes.
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Le toit du monde occidental
Bateau-promenade "La Billebaude" : au départ de Pouilly-en-Auxois, comme les mariniers du début du siècle, empruntez le temps d'un traversée, la "voûte" sur 3,3 km. Après cette balade sur le canal de Bourgogne à cinquante mètres sous terre au plus profond, vous pourrez admirer le paysage. Le pilote évoquera l'histoire de ce site insolite durant le voyage.
Maison Régionale des Arts de la Table : installée dans l'ancien hospice Saint-Pierre du XVIIème siècle, elle se consacre à des expositions liées à la gourmandise, à l'alimentation et à la table en général. En 2005,l'exposition aura pour thème : les grandes tables sur décor d'assiettes. L'ancienne cuisine qui a conservé un buffet-dressoir Louis XV présente une collection d'étains et de faïences, parmi lesquelles deux plats Bernard Palissy.
Châteauneuf-en-Auxois : sur un éperon rocheux dominant la riche paline agricole se dresse l'imposante forteresse médiévale, gardienne des marches méridionales de l'Auxois. Autour se déploie un petit village prospère et fleuri à la belle architecture de maisons de pierre décorées de frontons et de tourelles d'escalier datant des XVème et XVIème siècles. L'église Saint-Jacques et Saint-Philippe du XVIème siècle abrite de belles statues dont un Saint-Jean Baptiste attribué à Claus Sluter.
Jardins et parc du Château de Barbirey : parc paysager à l'anglaise dessiné au XIXème siècle, classé "jardin remparquable" (label du Ministère de la Culture). Après une longue période d'abandon, sa restauration met en valeur les paysages de la vallée de l'Ouche et la faune et la flore de cette micro-région. Il a conservé sa physionomie classique de jardin paysager, avec un grand potager en terrasses, un verger, une zone humide (étang), une prairie fleurie et des sous-bois. Des interventions d'artistes et l'accueil d'un festival de spectacles vivants "Entre cour et jardins" en font un lieu culturel à part entière. Le domaine agricole est composé d'une demeure de maître remaniée au XIXème siècle et des communs XVIIème et XVIIIème siècle.
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Cités médiévales et témoignages cisterciens
Abbaye de Fontenay : presque intacte depuis sa fondation par Saint-Bernard en 1118, elle est le plus fidèle exemple d'abbaye cistercienne rêvée par le grand réformateur de l'ordre bénédictin. Cité idéale isolée au milieu des bois, elle regroupe dans son enclos tout ce dont les moines avaient besoin pour les travaux de l'esprit et du corps. Autour du cloître d'une parfaite harmonie s'organisent l'église, vaste vaisseau de pierre, la salle capitulaire surmontée du dortoir, le scriptorium, le chauffoir et la forge alimentée par une dérivation de la rivière, lieu de travail des frères convers. Complétant cette architecture romane, l'ancien palais abbatial du XVIIème siècle et le jardin à la française ajoutent au charme de l'endroit. Le site est classé "Patrimoine Mondial" depuis 1981. Jardin d'agrément à la française classé "Jardin Remarquable".
Vignoble de Flavigny : le renouveau du Vignoble de Flavigny est l’histoire de la passion d’une famille (Vermeere) qui a voulu faire revivre un des plus anciens vignobles de Bourgogne. C’est actuellement le seul exemple bourguignon de réalisation par des particuliers d’un vignoble. Situé au cœur de l’Auxois, à équidistance entre les vignobles de la Côte et le Chablisien, le Vignoble de Flavigny s’étend sur un site unique de 16 hectares, sur les coteaux sud de Flavigny-sur-Ozerain et à proximité immédiate du Mont Auxois.Il existait vraissemblablement déjà du temps du siège de Vercingétorix par César, dont un des camps est actuellement planté en Pinot noir. En 1820, les Archives de Côte-d’Or indiquent que le vignoble de Flavigny s’étendait sur une superficie de 480 hectares et qu’il représentait la principale activité de la ville. Mais elle va s’étioler à la fin du XIXe siècle, à l’arrivée du phylloxera. En 1993, il ne restait que 2 hectares de vigne répartis en multiples petites parcelles.Six cépages ont été implantés sur les coteaux de Flavigny. En rouge, le Pinot noir et le César (un très ancien cépage bourguignon) et en blanc, le Chardonnay, l’Auxerrois , le Pinot gris (ou Pinot beurot) et l’Aligoté. Toutes les vinifications sont fractionnées. L’élevage du vin s’effectue dans les chais du domaine, ce qui permet d’apprécier la diversité des productions et de pouvoir proposer à la commercialisation onze sortes de vins différents.
Fouilles d'Alésia : du haut du belvédère, on découvre le paysage du siège d'Alésia et les vestiges de la cité gallo-romaine implantée au sommet du Mont Auxois, avec des ruelles, des colonnades, un théâtre, des temples et un forum. Les maisons, vastes ou modestes, côtoient les ateliers de forgerons et de bronziers, témoignant de l'activité des Mandubiens qui occupèrent le site du Ier siècle avant Jésus Christ au IVème siècle.
Château de Bussy-Rabutin : Roger de Rabutin, comte de Bussy, noble turbulent de la cour du Roi-Soleil et cousin de Madame de Sévigné passa ses années d'exil à re-décorer le château familial. Le corps de logis Louis XIII allongés de deux ailes disposées en "U" forme un ensemble très sobre achevé en 1649. C'est à l'intérieur que le comte se livre à la fantaisie, traçant à l'aide de tableaux insérés dans de délicates boiseries, une fresque très caustique de son époque et de la cour de Versailles. C'est aussi de sa vie amoureuse et militaire dont il s'agit, rassemblant dans les différentes pièces et galeries, accompagnés de devises, les portraits de ses amies dont sa belle cousine, des grands hommes de guerre et de lui-même en lieutenant des armées du Roy. Le magnifique jardin à la française a été restauré dans son état du XVIIème siècle avec des fontaines, des parterres cernés de buis, des cabinets de verdure, un labyrinthe et des bosquets délimités par des allées en étoile.
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A travers la forêt châtillonnaise
Salives : lavoir du XIXème siècle comportant une voûte en plein cintre, consolidé par 5 arcs doubleaux. Un des plus beaux du circuit, ce lavoir est alimenté par la source de la Tille qui sort d'une excavation située au pied d'une petite falaise, en haut de laquelle se trouve l'église de Salives. La commande artistique confiée à l'artiste John Armleder concerne la grotte située à l'intérieur du lavoir et d'où provient l'eau de la source.
Beneuvre : la commune possède deux lavoirs identiques situés d'un bout à l'autre du village en bordure de route.
Bure-les-Templiers : lavoir sis sous la mairie-école, constituant un ensemble communal caractéristique de la IIIème République. Curiosité car l'usage jugeait inapproprié la trop grande proximité entre le lavoir (langage fleuri des lavandières) et les chastes oreilles des écoliers. La commande artistique concerne le dessin du motif pour les deux portes, conçues pour autoriser la vision à l'intérieur de l'édifice, et sur la conception d'un parcours reliant les différentes fontaines du village entre elles. Artiste : Liam Gillick
Recey-sur-Ource : lavoir situé en bordure de route, restauré, pierre et couverture de laves. Oeuvre de Peter Halley : "Asphalt Celt".
Voulaines-les-Templiers : lavoir de pierre, couverture de tuiles romaines, belle charpente à l'intérieur du bâtiment.
Essarois : lavoir-fontaine restauré, situé en bordure de route. L'aménagement artistique a été réalisé par Dominique Gonzalez-Foerster.
Vanvey : incontestablement l'un des plus beaux lavoirs du circuit du point de vue architectural, ce bâtiment est édifié en longueur au bord de l'Ource et comporte quinze arcs de bois sur des pilliers de pierre.
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Les châteaux
Château d'Epoisses : protégé par une double enceinte, petit village fortifié au milieu du bourg avec son église, ses maisons et un colombier de 3 000 cases (XVIème siècle), le château construit en ovale et amputé de la moitié par les révolutionnaires dévoile peu à peu les charmes d'une bâtisse embellie au fil des siècles. Madame de Sévigné y avait sa chambre.Philippe le Hardi, Henri IV et Chateaubriand furent ses illustres invités. Les différents salons et chambres portent l'empreinte des embellissements apportés par la même famille qui habite le château depuis 1672 : portraits de famille, mobilier exquis, tapisseries des Gobelins et de Bruxelles, peintures au pochoir, boiseries peintes...Une promenade dans le parc fleuri aménagé en terrasses et parterres après la Révolution offre de belles perspectives sur cette magnifique demeure. Parterre de cinq-cents rosiers dans la cour d'honneur, jardin vert, or et argent, mixed border fleuri de juin à octobre.
Château de Bussy-Rabutin :Roger de Rabutin, comte de Bussy, noble turbulent de la cour du Roi-Soleil et cousin de Madame de Sévigné passa ses années d'exil à re-décorer le château familial. Le corps de logis Louis XIII allongés de deux ailes disposées en "U" forme un ensemble très sobre achevé en 1649. C'est à l'intérieur que le comte se livre à la fantaisie, traçant à l'aide de tableaux insérés dans de délicates boiseries, une fresque très caustique de son époque et de la cour de Versailles. C'est aussi de sa vie amoureuse et militaire dont il s'agit, rassemblant dans les différentes pièces et galeries, accompagnés de devises, les portraits de ses amies dont sa belle cousine, des grands hommes de guerre et de lui-même en lieutenant des armées du Roy. Le magnifique jardin à la française a été restauré dans son état du XVIIème siècle avec des fontaines, des parterres cernés de buis, des cabinets de verdure, un labyrinthe et des bosquets délimités par des allées en étoile.
Château de Bourbilly : deux femmes, la très vertueuse Jeanne de Chantal et la célèbre Marquise de Sévigné ont vécu dans ce vénérable château, l'un des plus anciens de Bourgogne, toujours habité depuis sa construction au XIVème siècle. Charles de Franqueville a re-décoré le château à la période romantique. Les pièces les plus remarquables sont la bibliothèque habillée de boiseries gothiques et le salon éclairé d'un ensemble unique de neuf lustres en cristal de Venise. Après l'incendie de 1952, la chapelle réhabilitée restera un intéressant témoignage de notre époque. Elle accueille le "Paradisus", portraits de trente propriétaires, peints par Edouard de Crépy. On découvrira sous les ombrages du beau parc dessiné par Alphand et traversé par le Serein, les bassins en cascade.
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