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Laissez-vous conter coutances au fil des rues

Itinéraire découverte  Balades & randonnées  Patrimoine & culture 

Bâtie sur une hauteur favorisant l’implantation humaine, les plus anciens vestiges archéologiques attestent de l’existence de l’agglomération dès le ier siècle avant j.-c.

Laissez-vous conter coutances au fil des rues

Laissez-vous conter coutances au fil des rues


  - L'Hôtel-de-Ville
  - La cathédrale
  - La rue Tancrède
  - Le grand séminaire
  - L'ancienne maison Hélie
  - L'église Saint-Nicolas
  - L'Hôtel Tanquerey de la Montbrière
  - Le quartier canonial
  - La chapelle du lycée
  - La Poissonnerie
  - L'église Saint-Pierre
  - La rue Saint-Pierre
  - La tourelle d'escalier
  - L'ancien Hôtel-Dieu
  - Le quartier du Pont-de-Soulles
  - La rue Quesnel-Morinière
  - Le musée Quesnel-Morinière
  - Le jardin des plantes
  - Le quartier des Piliers
  - L'aqueduc

L’hôtel de ville et ses alentours

L’hôtel de ville et ses alentours


  L’Hôtel de ville fut installé au XIXes. dans l’ancien hôtel particulier de Cussy (XVII-XVIIIes). Sa façade, côté cour de Cussy, est en pierre de Cambernon, soulignée d’un escalier du XVIIIes. à double rampe en fer forgé. La façade sur la place G. Leclerc fut remaniée au XIXe s. par l’ajout de deux galeries superposées. L’édifice fut agrandi entre 1905 et 1907 du bâtiment bordant le parvis, sur le modèle classique de l’architecture française du XVIIes.

  Cathédrale
  La cathédrale de Coutances est, avec la Merveille du Mont-Saint-Michel, le plus fameux fleuron de l'art gothique en Normandie. Elevé dans les premières décennies du XIIIe s., l'édifice actuel réutilise des parties importantes de la cathédrale romane du XIe s., que l'on découvre au cours de la visite. Celle-ci permet de se promener dans les galeries hautes de la nef et du chœur, dans la tour-lanterne, dans les charpentes, de s'approcher des verrières gothiques et de suivre ainsi les évolutions de la construction.

  Rue Tancrède ,
  l’Hôtel Delamare de Crux, qui abrite une banque, possède la plus belle façade XVIIIe s. de Coutances : encadrements de baies en granit se détachant sur enduit blanc, belles consoles sous les appuis de fenêtres, lucarnes sculptées. A côté, une amusante façade en faux pans de bois du début du XXe s., avec
  un premier étage décoré de têtes grimaçantes. Auprès s’élève la façade d’une ancienne boucherie typique de la période Art déco.

  Le grand séminaire
  fut édifié entre 1853 et 1868, à l’emplacement de l’ancien couvent des Dominicains (XIIIes). Monumental et austère, il fut prévu pour accueillir 300 élèves prêtres. La crise des vocations a entraîné sa reconversion : il devint en 1983 le centre d’animation Les Unelles. La partie droite du bâtiment, donnant sur la rue Daniel abrite le Centre d’Accueil Diocésain. Sur un coté du cloître, se trouve la chapelle néogothique élevée entre 1895 et 1900.

  L’ancienne maison Hélye,
  fabricant de cierges, devant l’église Saint-Nicolas, présente une amusante façade 1900, encadrée de deux tourelles en surplomb.

L'église saint-nicolas

L'église saint-nicolas


  L'église Saint-Nicolas
  Au Moyen Âge, les paroissiens du quartier Saint-Nicolas célébraient leurs offices dans une chapelle de la cathédrale, ce qui entrainait des conflits avec les chanoines. Aussi fut construite au XIIIe siècle une première église Saint-Nicolas. L’édifice étant hors des murs de la ville, il subit de nombreux dommages, notamment durant la guerre de Cent ans. Le clocher-porche serait l’un des témoins de cette époque.

  A partir de la fin des guerres de religion, les reconstructions et modifications se sont poursuivies jusqu’au XVIIIe siècle. Bien que la construction des différentes parties se soit étendue pendant près de cinq siècles, les maîtres d’œuvre ont eu soin de donner l’illusion d’une architecture gothique plutôt homogène. Seuls certains éléments trahissent l’appartenance à une époque plus tardive tels : les clés de voûtes, les angelots en cul-de-lampe et la frise continue qui souligne la corniche (ill. 4). L’architecture sobre et dépouillée utilise la pierre blonde de Caen et celle, nervée de noir, de Cambernon.

  Pendant la Révolution, Saint-Nicolas fut transformée en écurie et servit de carrière de salpêtre. En 1806, l’église fut rendue au culte.
  La Seconde Guerre mondiale l’endommagea très fortement : ses vitraux furent détruits, une partie du mobilier brûla et le reste fut dispersé.
  Après la Libération, les campagnes de restauration se succédèrent et depuis 1965, Saint-Nicolas n’est plus affectée au culte, mais accueille des manifestations culturelles. Le bâtiment est classé parmi les Monuments Historiques.

  L’Hôtel Tanquerey de la Montbrière
  (ISMH) fut construit au XVIIe s. et remanié au XVIIIe s. Sa sobriété architecturale est très représentative des demeures nobles de la région, sous l’Ancien Régime.

  Le quartier canonial,
  compris entre la rue d’Harcourt et la cathédrale, était habité par les chanoines (servant de conseil à l’évêque) liés au service de la cathédrale.
  Au n°7 de la rue Perthuis-Trouard subsiste une demeure représentative de celles qui se trouvaient dans le quartier avant les bombardements, quartier qui fut d’ailleurs soigneusement reconstruit. Au n°2 est conservé un portail gothique tardif, orné d’un décor sculpté de pampres de vigne.

  La chapelle du lycée
  (ISMH)fut construite de 1652 à 1655 sous l’initiative de saint Jean Eudes. Première église du monde à être dédiée aux Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie, elle fut la chapelle du séminaire des Eudistes fondé pour faire face à l’essor du protestantisme. Son plan à triple abside permettait le déploiement de grands retables typiques de l’art de la Réforme catholique.

L’ancien hôtel-dieu

L’ancien hôtel-dieu


  L’ancien Hôtel-Dieu
  (MH) fut fondé en 1209 par l’évêque Hugues de Morville pour l’hébergement des pèlerins et des voyageurs, le soin et l’assistance aux pauvres et fut confié aux frères Augustins en 1217. Plus tard, ils furent aidés de religieuses, les Augustines hospitalières, afin d’améliorer le service des malades. Le clocher du XVes. appartenait à l’ancienne église des Augustins : il est coiffé d’une flèche de pierre richement décorée, typique du gothique flamboyant (pinacles décorés, fleurons, crochets ). En face de lui, l’ancien couvent des Augustines (XVIIIe et XIXes.) qui est devenu aujourd’hui l’espace Hugues de Morville. Plus bas, la chapelle des Augustines de style classique (1682-1689) est couverte d’une coupole octogonale et son portail côté rue est flanqué de quatre colonnes ioniques en marbre de Montmartin.

  Le Quartier du Pont-de-Soulles
  se développa au bord de la rivière Soulles dont la présence commanda la principale activité du quartier : le travail du cuir. L’industrie de la peau prospéra jusqu’à la fin du XIXe s. à Coutances. L’industrie de la toile y fut également très développée, comme en témoigne le nom de la rue des Teintures, bordée vers 1830 d’un ruisseau qui servait au lavage des tissus. Certaines maisons anciennes qui bordent la rue ont conservé leurs échoppes.

Rue quesnel-morinière

Rue quesnel-morinière


  Rue Quesnel-Morinière
  ce quartier aristocratique de la ville fut établi à partir du XVIes. à l’emplacement des fossés de l’ancienne enceinte urbaine. Les porches monumentaux des beaux et austères hôtels particuliers donnant sur la rue s’ouvrent sur des cours et des jardins à l’arrière. A l’angle des rues Quesnel-Morinière et Geoffroy de Monbray se dresse l’hôtel Bonté (fin XVIIIe s.) : façade ornée d’un grand fronton et de lucarnes « à capucine » (couverte d’un petit toit en avancée). Les hôtels n°44, n°42, n°40, n°24, n°18, n°2 furent construits au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe s. L’accolade, motif décoratif du gothique flamboyant, ornant les linteaux de certaines maisons du quartier semble attester que ces dernières soient antérieures au XVIIe s (n°10, n°2).

  Le Musée Quesnel-Morinière
  fut installé en 1874 dans l’ancien hôtel Le Poupinel, construit aux XVIIe et XVIIIe s, dont la cour ouvre sur le jardin des Plantes. Cet hôtel fut légué à la ville en 1850 par le propriétaire, Jean-Jacques Quesnel de la Morinière. Le musée abrite des collections variées de peintures, de sculptures et d’ethnographie.

  Le jardin des plantes
  Créé sous le Second Empire entre 1852 et 1855, grâce au legs de monsieur Quesnel-Morinière, le jardin des plantes de Coutances est un des plus anciens de Normandie. Ce parc offre un harmonieux mariage de la symétrie à la française, des bosquets à l'anglaise et des terrasses à l'italienne. Une collection d'arbres rares, de superbes massifs floraux, d'autres massifs en mosaïculture, un labyrinthe en font un lieu de promenade et de rêverie privilégié. Le jardin des plantes de Coutances est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1992.

Le quartier des piliers

Le quartier des piliers


  Le quartier des Piliers
  doit son nom aux piles qui supportaient les arcades de l’aqueduc. Jusqu’au XIXe s, ce fut un quartier très industrieux, consacré aux
  métiers du textile et du cuir. Parmi les maisons anciennes de la rue, quelques-unes présentent les caractéristiques des maisons de tisserands : petit logis d’un étage, rez-de-chaussée surélevé auquel on accède par un escalier sous lequel s’ouvre la porte de la cave qui abritait le métier à tisser.

  L’aqueduc,
  long de 240 mètres à l’origine, comportait 16 arches ; il n’en reste plus que trois aujourd’hui. Construit en 1252 à l’initiative de Foulques Paynel, gouverneur de la ville, il fut ruiné par les huguenots au XVIes, puis reconstruit par les Dominicains en 1595. L’aqueduc conduisait les eaux depuis la source de l’Ecoulanderie jusqu’aux fontaines de la ville. Délaissé au XVIIIe s., il tomba peu à peu en ruines au cours du XIXes.

Coutance, ville d'art et d'histoire

Coutance, ville d'art et d'histoire


  Coutances et le Pays de Coutances appartiennent au réseau national des Villes et Pays d'art et d'histoire.
  Le Ministère de la Culture et de la Communication, direction de l'Architecture et du Patrimoine, attribue l'appellation Villes et Pays d'art et d'histoire aux collectivités locales qui animent leur patrimoine. Il garantit la compétences des guides-conférenciers et des animateurs du patrimoine et la qualité de leurs actions. Des vestiges antiques à l'architecture du XXe siècle, les villes et pays mettent en scène le patrimoine dans sa diversité. Aujourd'hui, un réseau de villes et pays vous offre son savoir-faire dans toute la France.

* photos non contractuelles
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